Notre ville de Nice souffre d’une mauvaise réputation: celle d’être un bastion de l’extrême droite. Cette image n’est pas nouvelle. Elle résulte des années de complaisance, de culte à des personnalités controversées comme Jacques Médecin, de durcissement des discours et de porosité croissante entre droite classique et droite radicale.
Le pouvoir municipal, dominé par une droite affairiste au service de Christian Estrosi, reprend à son compte les thèmes et obsessions de l’extrême droite afin de capter cet électorat : mise en scène sécuritaire permanente, rhétorique identitaire, ambiguïtés calculées. Cette stratégie de normalisation banalise des idées autrefois marginales et installe durablement un climat politique délétère. Elle s’accompagne de gestes contestables traduisant une orientation politique et culturelle assumée:
- Baptiser des rues aux noms de figures controversées de la droite
- Appel à un collectif d’artistes d’extrême droite pour ériger une statue de Jeanne d’Arc
- Accueil dans l’équipe municipale d’anciennes figure d’extrême droite
- Refus de se désister face à un candidat de gauche pour faire barrage à l’extrême droite
La récente image de Christian Estrosi se cachant sous une grosse tête de Jacques Médecin pendant le Carnaval de Nice est symptomatique de cette volonté de récupérer le maximum de voix du côté de la droite dure.
Son principal opposant, Éric Ciotti, incarne une droite “décomplexée” dont l’alliance assumée avec le Rassemblement National marque une rupture majeure. Ses prises de position, flirtant avec une vision autoritaire et excluante de la société, participent à radicaliser davantage le débat politique local.
En parallèle, l’extrême droite s’organise dans la rue et pratique l’entrisme jusque dans les stades, notamment parmi les ultras de l’OGC Nice. Elle est incarnée par des personnalités comme Philippe Vardon, ancien cadre du GUD et de Niça Rebella [Nissa Rebela], des mouvements divers allant des identitaires aux groupuscules ouvertement néonazis comme Aquilas Popularis.
Ces mouvements nient l’occitanité de Nice et sa dimension profondément méditerranéenne. Ils cherchent à dissoudre l’identité niçoise dans un récit nationaliste français uniforme, centralisateur et hostile aux minorités et aux diversités culturelles. Nos symboles, notre histoire, notre culture sont instrumentalisés et détournés pour servir une propagande raciste, antisémite, islamophobe et xénophobe, à rebours de l’héritage pluriel de notre langue et notre culture, laissé par la civilisation des troubadours.
Dans la rue, le climat se tend. Les violences se multiplient, les agressions à caractère politique ou raciste se banalisent, et le sentiment d’insécurité progresse. Dernier épisode en date : les menaces visant des cadres de la gauche alternative niçoise, révélatrices d’un environnement où l’intimidation devient une arme politique.
L’Assemblada Occitana País Niçard refuse que Nice devienne un laboratoire du néofascisme.
Nous refusons que son identité soit confisquée par ceux qui la salissent en l’enfermant dans un nationalisme étroit.
Fidèles à l’histoire occitane et méditerranéenne de notre ville, nous affirmons l’héritage multiculturel de Nice, terre historiquement de passage, d’échanges, de pluralité et de liberté.
Nice mérite mieux qu’un tête-à-tête permanent entre droite affairiste, droite radicalisée et ultradroite militante. Elle mérite un avenir fondé sur la démocratie participative, la justice sociale et la reconnaissance pleine et entière de son identité propre.
L’Assemblada Occitana País Niçard appelle la population de Nice à voter pour la liste Nice Front Populaire (NiFP) qui présente une alternative réelle à la droite affairiste et à l’extrême droite.

